• La douleur est l’amie de l’homme

    Publié le 13 août 2012 dans la catégorie Santé.

    Vous seriez étonnés par la quantité de personnes qui sont en constante douleur. Certaines personnes éprouvent-elles plus de douleur que d’autres ? La perception de la douleur est toujours subjective. L’on ne peut pas la mesurer, la quantifier.

    Bien que la douleur ne soit jamais agréable elle est pourtant « l’amie de l’homme » ou plutôt le « gardien de la santé ». C’est le signal d’alarme qui indique à l’homme que quelque chose ne va pas. Il arrive parfois que la personne perçoive toujours des douleurs bien que son origine soit supprimée depuis longtemps. On peut alors comparer la douleur chronique à une sonnette d’alarme qu’on ne parviendrait plus à éteindre alors que la cause d’origine n’a plus de raison d’être. Ainsi, la douleur persiste… pour rien. En ce qui concerne une douleur qui persiste au-delà de 6 mois, les facteurs les plus associés sont en réalité ce que nous appelons « les facteurs psychosociaux », cela ne signifie pas que la douleur est dans votre tête.

    Le système nerveux central (le cerveau et la moelle épinière) reçoit des informations de notre corps continuellement, sous forme d’impulsions nerveuses. Toute perception de la douleur présuppose une excitation douloureuse au départ. Cette excitation est transmise au cerveau par les nerfs où elle déclenche des réactions. Toutes les excitations douloureuses ont, en commun, un changement des tissus ou de la surface des cellules.

    Quand nous avons quelques dégâts tissulaires, le système nerveux doit décider comment réagir. Si les facteurs associés disent que c’est quelque chose de sérieux, le système nerveux répond en produisant ou augmentant la douleur.

    Avec la douleur chronique, le système nerveux entre dans un état d’hypersensibilité prolongée. Malgré la guérison de la blessure, la douleur persiste. Les mouvements ou les activités qui ne sont nullement dangereuses ou endommageantes, causeront MAINTENANT une douleur extrême. Les cellules nerveuses changent leur fonction pour produire plus de douleur –c’est leur façon de vous prévenir qu’il faut réagir.

    La douleur « est le cri de la cellule qui réclame de l’oxygène ».

    Chaque hématome, chaque contusion, distorsion, foulure, et presque chaque courbature signifie toujours, à l’origine, de fines lésions de la structure cellulaire.

    Si la thérapie se concentre uniquement sur la suppression de la douleur elle passe à côté de la nature de la vie et dans bien des cas, elle en empêche même la guérison. Le traitement pour la douleur chronique doit se concentrer sur la rééducation du système nerveux, qu’il se rende compte qu’il ne doit pas être si sensible. Arrêter tout mouvement ou forcer n’arrangera rien. Si vous éprouvez la douleur chronique, la douleur ne peut pas être évitée – vous devez travailler avec.